Quelles sont les relations du CPP avec l’ARPP ?
Le CPP est une instance associée (terme statutaire) de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) : cela signifie que l’ARPP se doit de donner au CPP les moyens de son fonctionnement (secrétariat, locaux, site Internet, rapport annuel).
Instance associée, cela signifie aussi que le travail du CPP doit contribuer à une meilleure régulation professionnelle de la publicité, en alertant l’ARPP sur les enjeux importants pour la société civile. Au sein du dispositif de la régulation professionnelle, le CPP a pour mission d’exprimer la voix des parties prenantes.
Instance associée, le CPP conserve néanmoins son autonomie. C’est ainsi que, par exemple, ni le Président, ni le Directeur de l’ARPP n’assistent à ses réunions. C’est ainsi, également, que lorsqu’il est consulté sur un nouveau texte déontologique, le CPP émet un avis publié qui peut éventuellement faire état de points de désaccord.
Le CPP participe-t-il au contrôle des publicités avant leur diffusion ?
Non, le contrôle des publicités avant leur diffusion reste de la seule compétence des services opérationnels de l’ARPP [lien vers les pages idoines du site ARPP à prévoir].
En effet, ces publicités non encore diffusées sont confidentielles (avec, souvent, des millions d’investissement en jeu) et les annonceurs n’acceptent de les confier à l’ARPP qu’à condition de règles strictes de confidentialité.
Qui plus est, le contrôle a priori représente un volume énorme de dossiers à traiter dans des délais très rapides (plus de 150 projets par jour) : il serait inimaginable d’immobiliser quotidiennement tous les membres du CPP pour ce travail.
Le rôle, primordial, du CPP n’est pas sur le contrôle mais, en amont, sur l’élaboration des bonnes règles servant de référence pour ce contrôle [lien vers la page règles deonto du site amiral à prévoir].
Pourquoi y a-t-il des représentants des professionnels dans le CPP ?
S’il s’agit de créer une instance réunissant les seules associations, nul besoin de l’ARPP pour cela. L’originalité (et l’identité propre) de cette instance est bien d’être conçue comme un lieu de dialogue et de travail en commun. Pour cela, il est nécessaire que (comme au Conseil National de la Consommation) des professionnels de la publicité soient autour de la même table que des représentants des associations.
Néanmoins, le CPP étant avant tout un lieu dédié à la société civile, il est apparu naturel d’en confier la présidence à un représentant de la sphère associative.
Quel sera le poids du CPP dans la rédaction des règles déontologiques ?
La rédaction, à proprement parler, des Règles déontologiques appartient aux professionnels de la publicité [lien vers la page élaboration du site arpp à prévoir]. Cette disposition est primordiale pour l’efficacité de la régulation professionnelle : étant seuls rédacteurs et signataires de ces règles, les professionnels sont ainsi en situation où il leur est difficile de les récuser et de ne pas les respecter. C’est donc un point majeur du processus de responsabilisation.
Cela étant posé, une Règle déontologique ne remplit son effet (assurer que la confiance du public dans la publicité ne se trouve pas affectée par des contenus problématiques) que si elle prend bien en compte les critiques, inquiétudes et demandes de la société. C’est là que le CPP intervient et a toute son utilité, en formulant ces demandes avant la rédaction des règles.
Ces demandes (dits " avis") du CPP étant rendues publiques, elles auront, évidemment, un poids important, dont il sera difficile de ne pas tenir compte ensuite dans la rédaction des nouvelles règles.
Peut-on se plaindre au CPP ?
L’organe de gestion des plaintes concernant la publicité n’est pas le CPP mais le JDP, Jury de Déontologie Publicitaire [lien vers site du JDP à prévoir], dont les décisions sont ensuite publiées.
Comment les associations non membres du CPP pourront-elles faire entendre leur voix ?
L’idéal aurait été évidemment de représenter au CPP tous les associations et groupements d’intérêt concernés par la publicité. Mais, le mieux étant en l’espèce l’ennemi du bien, il est apparu qu’un CPP en nombre trop important serait dans l’incapacité de travailler efficacement sur ses dossiers. Il a donc été décidé de limiter le nombre de ses membres.
Néanmoins, il est prévu d’accueillir, dans les sous-commissions dédiées à des thèmes précis, d’autres associations non membres mais travaillant sur ces sujets.